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L’insurrection communiste conduit à la renaissance du parti

jeudi 13 février 2014, par Jean-Pierre Combe

- Il y aura bientôt quatre ans, le 31 août 2010, Anicet Le Pors publiait un article dans l’Humanité ; il y écrivait :
- L’idée de « socialisme » connaît aujourd’hui une profonde désaffection. (...) En France, le parti socialiste n’est ainsi qualifié que par habitude ou inertie. Le parti communiste n’y fait plus guère référence (à l’exception notable du mouvement des jeunes communistes) (...).

- Il avait raison d’écrire que le parti socialiste n’est ainsi qualifié que par habitude ou inertie ; mais les adhérents du mouvement des jeunes communistes n’était pas seuls à faire référence au communisme de notre tradition nationale : Anicet Le Pors ne pouvait ignorer l’existence d’un courant communiste qui se donnait explicitement pour tâche de continuer l’œuvre commencée à Tours, en décembre 1920 : ce courant communiste ne cessait de se manifester en effet depuis une décennie dans les congrès du PCF, jusqu’à ce que ceux qui tiennent les positions-clés dans l’« appareil » du parti verrouillent son fonctionnement de telle manière que l’expression de ce courant n’apparaisse plus qu’hors de portée de l’appareil, c’est-à-dire en-dehors du parti.
- Nous, communistes de ce courant, nous refusions plusieurs choses :

  • nous refusions de permettre à la direction du PCF d’emporter avec elle jusque dans la social-démocratie le mot de communisme ;
  • nous refusions de permettre à la bourgeoisie dominante de faire passer le communisme pour un crime, comme elle tentait de le faire, comme elle le fait dans les anciens pays de l’ouest du camp socialiste, et comme elle continue de le tenter en France ;
  • nous refusions de permettre à l’idéologie dominante, qui est bourgeoise, d’imposer aux communistes ses analyses, dont tous les communistes savent qu’elles n’ont pas pour but de donner au peuple à comprendre la réalité des événements, mais d’embrigader le peuple sous la bannière bourgeoise, donc anticommuniste, donc contre-révolutionnaire, donc colonialiste et impérialiste ;
  • nous refusions de permettre que continue la désastreuse habitude d’utiliser des citations de Marx dans des conditions qui en transforment le sens en son contraire, ou qui, au mieux, les vident de toute signification concrète ;
  • bref, nous refusions de permettre que les communistes soient encore dominés par les pratiques idéologiques qui ont accompagné la réduction continue des efforts que faisait jadis le parti communiste pour développer la culture critique de ses membres et de ses sympathisants, et qui se sont imposées à tout le PCF au cours des années qui ont suivi 1968.

- En effet, un des principes directeurs qu’avait posé le parti communiste en dépassant les cahots de sa fondation fut de consacrer de grands efforts, c’est-à-dire une grande partie du temps de ses militants, à contribuer à leur propre formation politique, et en même temps à leur propre éducation culturelle ; la réduction de ces efforts a commencé de se faire sentir au milieu du vingtième siècle ; elle a continué jusqu’à ce que s’impose à tout le parti l’idéologie anti-communiste contre laquelle nous nous sommes insurgés.
- A cause de cette réduction, les ouvriers ont cessé de trouver dans le parti communiste le moyen de formation et de progrès culturel grâce auquel ils savaient pouvoir sortir du tourbillon des tâches d’exécution dans lesquelles la société bourgeoise les enferme depuis que la bourgeoisie a triomphé de la révolution, pour la plus grande satisfaction des profiteurs de l’exploitation capitaliste.
- Notre courant communiste ne s’est pas donné un parti, mais un moyen de rayonner dans notre peuple, avec pour objectif de contribuer à rassembler les communistes et de contribuer ainsi à faire renaître un véritable parti communiste en France ; ce moyen est le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF).
- Les évènements où sombre la France prouvent à mes yeux que nous avons eu raison de maintenir notre refus, d’en faire une revendication sociale et politique communiste, et de créer le PRCF pour combattre l’interdit bourgeois qui nous frappait, et que la direction réformiste du PCF relayait contre nous.
- Bien des signes me confirment dans cette opinion, et aujourd’hui, nous sommes en mesure d’appeler les communistes et, au-delà, les travailleuses, travailleurs, et les autres victimes de l’exploitation capitaliste, à faire converger nos luttes sociales et politiques, en y intégrant aujourd’hui la condamnation du scrutin des élections européennes :
- nous condamnons en effet ce scrutin parce qu’il est destructeur de notre nation et strictement orienté pour broyer tout l’héritage progressiste que nous a laissé la Révolution française, et pour effacer l’héritage des Lumières philosophiques : cette condamnation peut et doit conduire les électeurs à refuser de voter lors de ce scrutin (c’est ce que nous appelons le « boycott »).

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