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La maladie sénile du PCF : la mutation

Le communisme, un besoin du peuple français

Unir les communistes pour unir le peuple

mercredi 30 mai 2007, par Jean-Pierre Combe

- Des communistes en désaccord avec la direction du PCF, dont certains ont été conduits à s’éloigner sans bruit de ce parti et d’autres ont été exclus, se refusent à renoncer au communisme.
- Certains d’entre eux se sont formés en une Fédération nationale des Associations pour la Renaissance communiste (FNARC) ; en 2004, ils se sont unis avec quelques autres pour former le Pôle pour la Renaissance communiste en France.

- En 2002, l’association de Coordination des Communistes de la Corrèze (ACC19), membre de la FNARC, a présenté des candidats à la députation dans les trois circonscriptions de la Corrèze, avec le mot d’ordre : votez franchement communiste.
- En 2007, cette même association présente de nouveau des candidats à la députation dans les trois circonscriptions de la Corrèze, avec le mot d’ordre votez véritablement communiste.
- Voici le texte du deuxième tract de la campagne de ces candidats :

Notre opposition frontale et déterminée à la politique de Sarkozy
- Nous ne la laisserons pas réduire : Sarkozy exécute en effet la mission qu’il a reçue de la bourgeoisie du grand capital, dont il est membre ; le traité de Maastricht - en 1992 - en a scellé tous les volets supranationaux, et notamment ceux qui ont déclenché les fermetures d’usines, les délocalisations d’industries, le démembrement de la SNCF, le démantèlement des services publics (poste, école, hôpitaux,...), la privatisation d’EDF-GDF...
- L’Assemblée nationale elle-même s’est mise au service de cette politique, puisque depuis des années, ses députés, tels J.-P. Dupont et F. Hollande, consacrent les quatre cinquièmes du temps de leurs mandats à traduire les directives de l’Europe supranationale afin de les inscrire dans le Code des lois françaises.
- Un seul principe guide cette politique : soumettre au prélèvement direct du profit capitaliste toutes les activités économiques qui lui échappaient, et notamment celles résultant des décisions prises par les gouvernements de la Libération, dont les véritables communistes Ambroise Croizat, Marcel Paul, Maurice Thorez, Charles Tillon furent ministres, et qui s’inspiraient du programme unanimement adopté le 15 mars 1944 par le Conseil national de la Résistance : nos services publics, la Sécurité sociale et les retraites par répartition, le statut de la fonction publique, les nationalisations industrielles dans l’aéronautique, celle de l’électricité et du gaz, sont l’œuvre de ces gouvernements.
- Le peuple français n’a rien à attendre de ceux qui nous gouvernent : leurs promesses sont des mensonges.

Union du peuple de France, union des communistes !
- C’est pourquoi nous appelons toutes les victimes de cette politique à s’unir en un Front de Résistance et d’Alternative populaire et progressiste !
- C’est pourquoi nous appelons tous les communistes et les sympathisants communistes à s’unir pour rendre vie à un véritable parti communiste ; c’est pourquoi nous approuvons l’appel que Georges Hage adresse à tous les communistes, pour qu’ils forment une Confédération d’Action communiste.

Le désastre du PCF
- Nous le savons : tous les communistes constatent le désastre qui frappe le PCF, même si leurs opinions divergent sur ses causes.
- La dernière grande bataille politique dont le PCF a été capable, il l’a livrée contre la ratification du traité de Maastricht, lorsque Georges Marchais était son secrétaire général.
- Mais ceux qui le dirigent depuis 1992 lui ont imposé leur politique de mutation, qui l’a engagé dans un déclin que la candidature de la liste « Bouge l’Europe » au parlement européen a accéléré de manière vertigineuse, affaiblissant son influence jusqu’aux 2,4% du corps électoral recueillis par Robert Hue en 2002, puis, en cette année 2007, aux 1,6% du corps électoral recueillis par Marie-George Buffet.
- Il faut nous rappeler que la bourgeoisie, bien qu’elle ait mobilisé dès 1920 contre le parti communiste français tous ses moyens politiques et idéologiques, et même, à partir de 1940, les moyens des nazis allemands et des fascistes italiens, fut incapable de l’empêcher de devenir, pendant les années qui ont suivi la Libération, le premier parti de France, qui a ensuite porté son candidat Jacques Duclos à recueillir aux présidentielles de 1969 plus de 16 % du corps électoral (21% des suffrages exprimés !).
- Aujourd’hui, le PCF a un pied dans la tombe. Il arrive au bout de la maladie de la mutation qui a détruit l’essence qui le faisait vivre, le communisme.
- Marie-George Buffet a refusé d’être candidate communiste : quel est le sens des votes qu’elle a recueillis ? Les chefs de la mutation, parlant au nom du PCF, disent tantôt que le communisme n’a pas d’avenir, tantôt qu’il n’y a pas de place pour lui dans notre pays.
- Aujourd’hui, la profession de foi de la candidate Dominique Grador, dirigeante nationale du PCF proche de Robert Hue et qui adopte les mêmes positions que J.-C. Gayssot, confirme que sa ligne politique, déjà illustrée au Parlement européen par l’adhésion du PCF au Parti de la Gauche européenne (PGE), conduit à la disparition du Parti communiste français : les votes portés sur les candidats du PCF seront accaparés par ceux qui veulent accélérer la liquidation du PCF !
- Et de fait, une chose est claire : en Corrèze, la mutation du PCF a détruit la possibilité de faire élire actuellement un député communiste !
- En vérité, le déclin du PCF est le résultat direct de la politique de mutation et des abandons idéologiques qui l’ont préparée. Or, ces abandons ont réalisé la rupture avec le grand parti de Marcel Cachin, de Maurice Thorez, de Jacques Duclos, de Marcel Paul, d’Ambroise Croizat, de Waldeck Rochet...
- Ils ont rompu les liens que le Congrès de Tours avait noués, et grâce auxquels le PCF exprimait et portait en politique les justes revendications des travailleurs, les justes revendications du peuple de notre pays.
- Aux élections législatives de 2002, nos candidats étaient Jean-Paul Chailloux, Max Lecante et Jean Plazanet, avec pour suppléants Pierre Pranchère, Daniel Chatras et Fernand Chavastelon. Leur campagne et leurs résultats sont la preuve qu’une rupture a séparé du PCF une partie de l’électorat communiste : nous avons montré que cet électorat serait resté fidèle au PCF si ce parti ne s’était pas détourné, coupé des justes revendications économiques, sociales et politiques de notre peuple, au point de participer à un gouvernement que Georges Séguy a qualifié de loyal gérant des intérêts capitalistes.

Oui, il y a une place en France pour un véritable parti communiste !
- Oui, l’avenir du communisme existe : c’est de porter en politique les justes revendications de tous ceux qui doivent, simplement pour vivre, appliquer leurs propres mains et leur propre intelligence au travail.
- Les voix qui se porteront sur Jean-Paul Chailloux et Marcelle Pranchère, sur Alexis Lacroix et Pierre Pranchère, sur Jacques Chastagnol et Daniel Gaye, seront, elles, comptabilisées comme communistes : elles pèseront pour que renaisse un véritable parti communiste en France ! Elles appelleront les communistes à se retrouver afin de faire renaître un véritable parti communiste en France ! Elles feront grandir l’idée d’une République véritable, sociale, fraternelle, une république de l’égalité !

- Georges Hage, doyen de l’Assemblée nationale et du groupe parlementaire communiste, président fondateur du collectif national unitaire des communistes, appelle à voter pour Jean-Paul Chailloux, Alexis Lacroix et Jacques Chastagnol.
- Dans une déclaration rendue publique, Georges Hage a rappelé qu’il avait soutenu Marie-Georges Buffet, bien qu’étant un opposant déclaré à la mutation. Il déclare :

  • « Cela n’interdit nullement l’esprit critique. S’il y avait eu un candidat Renaissance communiste aux présidentielles, je l’eusse soutenu car c’est là que vit en réalité l’idéal révolutionnaire du vrai PCF que j’ai toujours servi du meilleur de moi-même. Or, il y aura des candidats franchement communistes en Corrèze, si bien que (...) j’accomplis un devoir d’avenir en soutenant ces candidats courageux qui tiendront haut, face au drapeau bleu de l’Europe et du fascisant et dangereux Sarko, le drapeau rouge frappé des outils et le drapeau tricolore de Marianne et de la nation. »

    Votez véritablement communiste !

    - N.-B. Certains candidats vous font parvenir à grands frais des tracts luxueux en utilisant les services de la poste : cela coûte cher. Nous n’avons pas de ces moyens : ce dont disposent nos militants pour vous dire la vérité se réduit à leur temps et à leur argent. Aidez-nous de vos dons (l’adresse figure en en-tête de ce tract).

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